péché 2 : l’avarice
« Saint homme, dit un novice à l’abbé Pastor, mon cœur est plein d’amour pour le monde, et mon âme débarrassée des tentations du démon. Quelle est ma prochaine étape ? »L’abbé pria le novice de l’accompagner dans sa visite auprès d’un malade qui réclamait l’extrême-onction. Après qu’ils eurent réconforté la famille, l’abbé remarqua que, dans un coin de la maison, se trouvait un coffre.
« Qu’y a-t-il à l’intérieur ? demanda-t-il.
– Les vêtements que mon oncle n’a jamais utilisés, répondit le neveu du malade. Il les achetait, pensant toujours que viendrait l’occasion de les porter, mais ils ont fini par pourrir là-dedans. »
« N’oublie pas ce coffre, dit l’abbé Pastor à son disciple, quand ils furent sortis. Si tu as des trésors spirituels dans ton cœur, mets-les en pratique maintenant. Ou bien ils pourriront. »
Les cinq couleurs aveuglent les yeux de l’homme. Les cinq tons assourdissent ses oreilles. Les cinq saveurs gâtent son palais. Les courses et les chasses déchaînent dans son cœur des passions furieuses et sauvages.
La recherche difficile des biens l’excite à commettre le mal en présence d’obstacles périlleux. Pour cette raison (…) le sage rejette le superficiel et préfère s’enfoncer dans le profond.

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