" LES CHOSES QUE JE NE DIRAI JAMAIS" Chapitre I

" LES CHOSES QUE JE NE DIRAI JAMAIS"

Ecrit  par le chevalier brun

 

Si je pouvais dire ce que je veux, ça ne me fait aucun bien, c'est juste une perte de temps
Quel intérêt y-a-t-il pour toi de savoir ce qu'il y a dans ma tête

J'écris des pages avec ces choses que je ne dirais jamais…

 

 

Répète après moi :

« Dire le monde
Dire la simplicité de la beauté du monde
Dire et savoir me retirer
Me retirer comme l'océan dans son reflux
Son reflux qui laisse à découvert des cris animaux
Son reflux qui tisse des étendues si étrangement sonores
Sable, lande, dune, vent, falaise
Désert serti brûlant dans l'azur des solitudes… »

 repeta dupa mine :

« spune lumii

spune simplitatea frumusetii lumii

spune sa stiu sa ma retgrag

spune sa stiu sa ma retrag

sa ma retrag ca oceanul in refluxul sau

refluxul sau care lasa sa descopere tipetele animalelor

refluxul care  tese intinderile sonore si straniul

nisip,.landa,,duna vant ,faleza

desert arzator in azurul solitudinii… »

 

 

 Chapitre I

 

« Tu sais à présent que… »

Je sais bien le besoin de nos âmes, mais si je le pouvais je dirais que l'amour est plus fort que l'envie de s'aimer. Je dirais que l'on peut tout figer pour ne plus jamais douter. Mais que rien ne protège du temps, j'aurais tant de choses à dire s'il n'y avait pas les mots…

Tout est bien, si le cœur ne retient que ce qui lui survit, je dirais que j'ai brisé le tien pour ne pas qu'il m'oublie je dirais que je pourrai t'aimer plus fort que jamais, tu sais à présent que tu me manques tant…

J'aurais tant de choses à dire s'il n'y avait pas les mots quand il suffit d'un soupir, même une larme est de trop. Tellement de sens à tous nos silences, les mots tellement de vrai dans ce que l'on tait…
J'aurais tant de choses à dire, sans les mots, s'il n'y avait pas les mots… les mots… J'aurais tant de choses à dire…

Je vous dirai les mots bleus, les mots qu'on dit du bout des yeux. Au risque de paraître ridicule, de pas connaître le mot recul sur le pas de porte d'une nouvelle rupture… Celle qui n'avait qu'une ambition, d'une rencontre, d'une rencontre.
Je vous dirai les mots bleus, ceux qui rendent l'instant heureux, je vous dirai sans me marrer, même si ça me fait un peu flipper. Dans cette vie ce qui  marche a part la solitude et l'habitude, c'est le silence immobile et ces gestes si futiles d'une rencontre ou peut être d'une rupture…

« Vous savez  que l'on dit que l'âme est un oiseau ? »

Elles disent de moi que : 

 « Je suis le chevalier des rêves, celui qui fait monter le tumulte au plus profond des dédales. Je suis l'homme des rêves, celui qui porte les hyènes quand s'ouvre la fenêtre des cauchemars. Je suis le fou des rêves, celui qui lâche les loups au moment où le vent se lève. Je suis l'amant  des rêves, celui qui hurle à la nostalgie des avenirs qui ne seront jamais les nôtres. Je suis l'âme des rêves, celui qui berce au milieu des ombres.  Je suis le roi des rêves, celui que l'on prend pour une réalité ratée. Je suis l'air des rêves
Celui qui envahit l'espace et les sens après l'orage et son ciel de cendres Je suis l'arbre des rêves, celui qui ploie ses lourdes branches sous la pluie d'étoiles dorées... »

Ne vaut il pas mieux laisser aux rêves leur état éthéré, que de les fixer même métaphoriquement à un tronc enraciné et fragile même baptisé arbre. Et puis les rêves  se moquent des généalogies. Pour moi, je suis le vent, celui que rien n'arrête. Par moi, l'arbre chante et voyage. J'y mène l'oiseau, j'en balaye feuilles et graines, J'emporte les rêves et les déposes à chaque coin de rue, aux seuils des portes, et par les fenêtres entrouvertes. Pour moi, je suis le vent, celui que rien n'arrête, Par moi, la vie chante et voyage, Rien ne m'attache, et je ne possède rien, Je caresse et disperse, je suis le vent Celui qui va, qui rie, qui s'essouffle et s'éteint dans la paix du soir...Ou, Comme elles croient que j'affronte l'arbre des (mauvais) rêves, je vais y camper comme un oiseau chantant. Nul  ne doute que les cauchemars vont se faire la malle et que les doux songes vont renaître. Vous savez  que l'on dit que l'âme est un oiseau ?

Je sais du temps les ouragans et les tempêtes, la froidure de l'hiver aux quatre saisons, les pluies qui ruissellent en mornes oraisons dans les yeux des averses que rien n'arrête.
Je sais du temps les typhons si dévastateurs, le souffle du vent qui déracine l'amour, la violence des éclipses qui tue le jour, le bleu du ciel qui s'assombrit désenchanteur.
J'ignorais la force de la foudre en plein cœur, le bruit sourd des roulements du tonnerre torpeur jusqu'à cet instant où j'ai croisé ton regard.
Je sais dans la rivière de tes yeux l'eau claire, la clarté d'un ciel pur, un soleil qui m'éclaire, l'éclair qui foudroie, planté en moi comme un dard.

 « Triste rêve »

C'est un triste rêve, je suis vraiment maudit. L'amour est là, dans mon cœur, pas ma vie. C'est un ultime mensonge, un nouvel alibi, l'histoire d'un amoureux qui pleure d'ennui. Il me faut des excuses pour être bien certain, refouler chaque sentiment, sans lendemain. Il me faut ne plus croire, éviter mes chagrins, fermer les deux yeux, vider mon cœur enfin.

Etre seul, ici, loin d'elle, si loin de son âme, est-ce la punition d'aimer toujours plus fort ?... Sourire sans le vouloir, est-ce un désaccord, quand on a le cœur lourd, l'âme en remords ?

La pluie signale la mélancolie, si douce folie, amertume sur un destin, sur un temps si gris. Il faut pourtant penser, croire encore en la vie, se persuader l'espoir, que tout n'est pas fini.
Mais comment s'aventurer dans ce doux rêve, quand l'esprit chagrin n'a plus aucune trêve ? Faut-il laisser passer sa chance, telle la fièvre qui dévore les sentiments, moi qui en crève !

C'est un bien triste jour qui me voit te maudire. Toi, l'amour, mon tendre jour, espoirs à définir. J'inonde mes rêves de larmes qui font souffrir, d'excuses à n'en plus finir, des folies à punir.

 

« Aurait fallu que je sache attendre »

 

Il aurait fallu que je sache attendre, de voir l'ancolie se changer en rose pour offrir au vent tous mes vers si tendres. Mais lors je n'ai fait que de les suspendre aux regards rusés, à des lèvres closes, il aurait fallu que je sache attendre.

Dans tes yeux, je sais, j'aurais pu apprendre à chasser le froid et les jours moroses
Pour offrir au vent tous mes vers si tendres. Ton absence alors je n'ai su comprendre je m'en suis allé le cœur en névrose, Il aurait fallu que je sache attendre.

Avec quelques mots tu te fais surprendre, il aura fallu c'est vrai peu de choses pour offrir au vent tous mes vers si tendres. Et glissent les pleurs que je voulais pendre. J'ai perdu tes pas, ton cœur virtuose, il aurait fallu que je sache attendre pour offrir au vent tous mes vers si tendres...

 

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Article ajouté le 2008-01-22 , consulté 210 fois

Commentaires


djazia le 29/02/2008 à 14:03:53
c trop beau mais triste un tit peu je te félicite je te jure que tu as un talent fou j'aime bien « Vous savez que l'on dit que l'âme est un oiseau ? »

c trop bien écri bravo fréro

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